Chapitre Cete

Padepoposanpipi du cependant se résoudre à ouvrir le tipi, l'air n'étant plus respirable.
Les hommes avaient pourtant tous allumé leurs calumets et l'on avait mis du poulpe à braiser mais malgré cela l'odeur de Blaireau putride persistait.
On pria Orignal boursouflé de résumer le plus brièvement possible son songe :
- Une déesse de métal m'est apparue. Elle m'a confié ceci :

White man came across the sea
He brought us pain and misery
He killed our tribes, he killed our creed
He took our game for his own need

We fought him hard we fought him well
Out on the plains we gave him hell
But many came too much for cree
Oh will we ever be set free?
(Iron Maiden - Run to the hills)

Grota demanda :
- Comment sais-tu que c'était du métal, nous ne savons pas encore ce que c'est ?
- Qu'est ce qu'on sait pas ce que c'est ? Demanda à son tour Tanche qui frétille.
- Le métal ? Fit timidement Blaireau.
- C'est quoi ? S'interrogea Padepoposanpipi.
- Peu importe, coupa Orignal. Un homme blanc va bientot arriver par la mer. Il nous apportera douleur et misère...
- Oui, oui, on sait... Fit Padepoposanpipi. Blaireau et Tanche vous partirez vers la grande eau surveiller, à tout hasard...

Chapitre Sice

Thibault de Rebourg détacha la ceinture qui supportait sa fidèle Excaliburne, son épée fétiche.
Il la balança négligemment à l'écuyer qui tenait la consigne, l'usage des armes étant interdit dans l'enceinte du château.
- Mille mercis, noble seigneur ! Beugla le garçon en se massant la tête avant de lui donner le ticket du vestiaire.
Il monta à la salle du trône informer le seigneur Histripôte de son retour et se remettre à son service.
Le Roy était assis sur le trône occupé à régner.
Le conseil, réuni autour de lui, le regardait faire, admiratif.
Un solide gaillard était agenouillé devant le Roy. Il s'adressait à icelui dans un fort accent slave voire russe... Bref, pas de chez nous...
Il s'appelait Léonide Grozob, colonel de la glorieuse armée de toutes les saintes Russies. (Le christianisme n'était pas encore arrivé jusque là mais on avait trouvé l'expression très classe au cours d'une dégustation de vodka et c'était resté).
Il arrivait de Rétrograd en mobylette ("cheval" en russe). Il venait demander au roy des Francs assistance face aux redoutables mongoles qui venaient d'envahir la toundra sibérienne et chevauchaient toujours plus vers l'ouest, toujours plus vers l'Europe.
Bientot d'ailleurs, declara t'il, vous aurez vous aussi à faire face à Garbidjh Khan ou Gerri Khan. Bref, que ce soient les Huns ou les autres, les Tatares représentaient une menace pour tout l'Occident et il était le dernier rempart.

Chapitre Seins-Ke

Tachatte, une forteresse noire qui se perdait dans une jungle moite et obscure. Les rares aventuriers à avoir eu la folie de s'y approcher pourraient vous la décrire à peu prés comme cela :
Le long des couloirs sombre et humide de Tachatte résonnaient les complaintes des esclaves, les râles des prisonniers, les derniers cris de ceux à qui on coupaient la langue pour les faire parler.
Les hurlements de douleurs provenant de la sale des tortures, et ceux encore plus forts à coté, la "salle d'étude" comme ils l'appelaient. C'est là où ils développaient de nouvelles méthodes.
Pour déplaire aux aventuriers, la recherche a besoin sans cesse de nouveaux sujets pour leur études.
Si le Diable devait se trouver une maison de vacances sur Terre, ce serait sans doute ici.
Ce n'était que la partie visible de Tachatte pour un touriste lambda.
Mais un touriste ne connaissait pas la règle qui veut que pour devenir le Gardien de la forteresse et ainsi devenir la personne la plus riche et la plus puissante de tout ce qui vit sur l'Empire du Milieu, il faut vaincre les assauts barbares des mercenaires à l'entrée. Si passer 200 guerriers sanguinaires ne vous a pas essoufflé, vous pourrez alors affronter un cyclope siamois après avoir franchi le pont et sa horde de chien-loups.
Un collectif de Mage noir vous attendront prêt de l'escalier qui vous conduira au premier des 666 étages.
Chaque étage étant un véritable musée des horreur repoussant les limites du gore à chaque niveau supérieur. 
Pour faire court, la simple vision du premier étage aurait suffit à n'importe quel être humain de sombrer dans une crise de démence.
Et pourtant ce fut ainsi que Merdocu parvint à devenir le Maitre Obscure de ces lieux.
Scary isn't it ?

Chapitre Hun

Hiri Kantichi quitta la petite ville de Nagasaki au milieu du printemps.

Le soleil irradiait et les champignons profitaient des dernières rosées matinales pour s'épanouir.

Il se rendait à Tokyo où l'empereur Mawachi Gueri Dantafas l'avait convoqué.

On ne pouvait le faire attendre et Hiri se hâtait. Il ne pourrait hélas s'arrêter à l'auberge d' InSan se bâfrer de sashimis au poulpe et au wasabi.

L'entretien fut bref, le Fils du Ciel n'aimant s'éterniser et préférant se restreindre à de simples apparitions. Ballonné par son repas précédent, Mawachi Gueri laissa échapper quelques vents divins éloignant ainsi un chrysanthème flottant sur le lac (notez les références !)

- Hiri Kantichi ! Lança t-il.

- Oï ! Répondit ce dernier en s'inclinant.

- Notre quotidien nous ennuie. Il nous manque l'ultime bienfaisance du Plop.

Pars pour l'Empire du milieu et recherches-y Fou Fouhn. Sa grande sagesse saura t'éclairer dans ta recherche.

Et maintenant, casse-toi !

Ainsi fit Hiri Kantichi. Il se rendit sur la cote occidentale du Japon, cherchant un navire pour la Manchourie.

Il se renseigna auprès d'un pécheur qui reprisait un filet.

- Noble capitaine ! Je recherche une embarcation pour la Manchourie…

- Oh ! Avec les Tatares en mouvement juste à la frontière ?! Te sens-tu bien noble samouraï ?

- Les Tatares ?

- Oui, les Mongoles, si tu préfères. La terrible tribus de Gerri Khan sévi le long de la frontière de Chine pendant que celle de l'infâme Garbidjh Khan remonte en Sibérie !

Trouve-toi un autre pigeon.

- Combien me vendrais-tu ta barque ?


***


Olaf Olafson regardait les montagnes d'eaux debout sur son embarcation.

Le vent gonflait la voile et le drakkar filait vers l'ouest perdu dans le désert océanique.

Pour tout dire, Olaf Olafson se les gelaient sans parler du mal de mer qui ne l'avait pas lâché depuis le départ.

Il avait quitté son Iceland natale pour rejoindre le Groenland à sa majorité.

Il devait retrouver son père qui était parti conquérir les territoires du Nord.

On parlait d'un territoire au delà des mers regorgeant de richesses…

Franchement, il aurait préféré rejoindre son oncle dans les terres du Sud.

Lui, il avait la Gaule, lui !


Olaf Olafson semblait oublier que la Gaule, devenue entre temps province romaine, était maintenant une partie du royaume des Francs,

Francia, qui bien plus tard donnera, notamment, l'état Belge.

Thibault de Rebourg chevauchait nonchalamment vers Senlis, siège du royaume. Il accompagnait deux écuyers Wisigoths, Awozborne et Gotnofing Toulouse, fils du Seigneur du même nom.

Ils se rapprochèrent de Roissy, connu pour ses élevages intensifs de cochons.

Les porcheries n'existant pas encore, le brevet sera déposé trois ans plus tard, on appelait cet endroit "l'aire aux porcs" de Roissy.

La silhouette du château fut bientôt en vue et Thibault se réjouit. Dame Rosemonde de Montplaisir l'attendait.

Il pourrait lui déclamer ces vers qu'un troubadour catalan lui avait appris. Il irait trouver "Trou-Vert", le trouvère du Roy pour lui demander de jouer ce morceau devant sa promise.

Merlu et Merlan, les deux enchanteurs officiels se livraient devant les remparts à quelques décoctions médicinales et alchimiques ou tout simplement, un bon pot-au-feu…


Chapitre De

Blaireau putride leva la tête et regarda passer les nuages.

- Wow, la journée sera belle, lança t'il en reniflant.

Tanche qui frétille acquiesça. Malgré son nom, c'était un solide gaillard d'un mètre quatre vingt dix.

Ses parents avaient trouvé le nom hilarant et l'en avait affublé à sa naissance.

Quant à Blaireau putride, son patronyme était lié à son hygiène corporelle déplorable.

Malheureusement pour ses compagnons, il était atteint d'une sinusite chronique qui l'empêchait de s'en rendre compte.

Ils s'étaient arrêtés sur un talus, contemplant les bisons qui paissaient dans les plaines du Wyoming.

- J'ai promis à Gallinette pulpeuse un nouveau manteau pour cet hiver. Tu sais comme elle est coquette.

- Ho oui, fit Blaireau putride qui eu soudain la vision de Dinde écarlate, sa compagne.

Il chassa cette image et se remémora celle de Gallinette pulpeuse.

Ils vérifièrent leurs armes puis descendirent lentement la colline vers le troupeau.

- Qu'est-ce que j'ai fait de mon couteau ?! Grommela Tanche…


- ... Je l'avais encore tout à l'heure. L'aurais-je laissé au temple après la répétition ?

KotoFlicoxiCuan, dit KFC, était un prêtre Aztèque quelque part dans le Yucatan.

Il s'apprêtait à participer à son premier sacrifice humain et ne pouvait se permettre d'être en retard.

Il remuait ciel et terre pour retrouver son couteau avec lequel il ouvrirait la cage thoracique du supplicié et lui arracherait le cœur.

- Tant pis, fit-il, je prendrai un couteau à steak…

KFC enfila rapidement sa tenue de cérémonie et couru en toute hâte en direction du Temple. 
- On ne cours pas avec un couteau ! Lui lança une voix aussi douce que familière. Couik, son amie de toujours. 
- Tu m'accompagne à la cérémonie ? 
- Je m'en vais KFC ...
- Déconne pas, c'est ma grande première ce soir !
- Je dois fuir cette citée qui sombre dans la folie !
- De quoi tu parle ?
- Adieu...
Couik partie précipitamment sans se retourner. Cela doit être le fameux 28ème pensa KFC qui repris sa course sans plus de questions.
Une fois arrivé au porte du Temple la clameur de la foule se faisait déjà entendre encouragée par un chauffeur de salle plus en forme que jamais : 
- ... Et les dieux du Plop veulent vous voir faire une holaaaa !!!
Le grand prêtre FélipéLopez et la vierge attaché sur Hybis, l'hôtel des sacrifices, contemplaient la scène du bas de la scène. FélipéLopez commença la cérémonie alors que KFC arriva en coulisse. De là il observa le sérieux et la puissance du maitre en action qui allait bientôt l'introniser. Il vit aussi, non sans remontée gastrique, que la jeune vierge se trouvait être MakeDau, la sœur de Couik.

***

Chapitre de Troie

Olafson tenta de faire le point. Les Anciens parlaient de techniques de repérages par rapport aux étoiles.
Mais comment s'orienter quand on navigue en permanence dans une purée de pois.
Il maudit tous ces vieillards qui n'avaient pas été plus loin que le bout de leur drakkar et jura qu'ils ne l'emporteraient pas au Walhalla !
Au loin deux baleines laissèrent échapper un geyser d'eau avant de replonger dans les profondeurs abyssales.
- Même les baleines se moquent de moi ! Maugréa-t-il.
Un bruit à l'arrière du bateau le fit se retourner. Le barreur, complètement ivre, s'était affalé sur le pont. Depuis combien de temps dérivaient-ils ?

Thibault de Rebourg se présenta devant l'entrée du château. Le garde, de l'autre coté de la porte fermée demanda :
- C'est qui ?
- C'est moi, répondit Thibault.
- Le Duc de Cémoih ?
- Non, pas Cémoih… C'est moi !
- Si Cémoih c'est pas toi, t'es qui toi ?
- Ben moi, c'est moi…
- Donc toi c'est moi ?!
- Naon ! Moi c'est moi, c'est pas toi !
- Et si ce n'est toi ?
- Alors c'est propre.
- C'est du joli… C'est bon, vous pouvez entrez Chevalier.
Il faudra penser à utiliser un mot de passe plus simple se dit de Rebourg tout en pénétrant dans l'enceinte du château.
Un colporteur polonais du nom de Lech Beton haranguait les passants en vantant ses marchandises. Elles provenaient d'un petit village bulgare connu pour ses charrettes à bras.
Il réprima un jeune garçon qui tentait de lui dérober une grosse enclume sous ses haillons.

Hiri Kantichi tenta de faire le point. Les Anciens parlaient de techniques de repérages par rapport aux étoiles. Mais comment s'orienter quand on navigue en permanence dans une purée de pois. Il maudit tous ces vieillards qui n'avaient pas été plus loin que le bout de leur jonque et jura qu'ils ne l'emporteraient pas au Nirvana !
Au loin deux baleines laissèrent échapper un geyser d'eau avant de replonger dans les profondeurs abyssales.
- Même les baleines se moquent de moi ! Maugréa-t-il.
Un bruit à l'arrière du bateau le fit se retourner. Le barreur, complètement ivre, s'était affalé sur le pont. Depuis combien de temps dérivaient-ils ?

***

Chapitre Cacatre

Blaireau putride avait une fois de plus fait fuir le troupeau de bisons. Il avait pourtant pris soin de ne pas se mettre dans le vent mais l'imprégnation de son odeur corporelle dans l'herbe de la prairie était telle que les ruminants avaient préféré quitter l'endroit.

Finalement, les deux guerriers regagnèrent leurs tipis dans le village indien. Le conseil devait se réunir se soir. Orignal boursouflé l'homme médecine de la tribu avait eu des nouvelles visions dont il tenait à en informer les membres.

Autour du feu, chacun avais sa place. Le grand chef du village, Padepoposanpipi, était installé sur un large fauteuil en bois sous le totem sacré,
une immense sculpture représentant une loutre borgne, fière et forte. A sa droite, Original boursouflé, 1m80 pour 94 kilo, et à sa gauche, son fils, 1m30 pour 90 kilo, dit le Grota. Ensuite, il y avait les dix plus forts guerriers du village et un grand espace autour de Blaireau putride.
Langue-perfide, la commère, aimait raconter que le lien de parenté entre Blaireau et Padepoposanpipi serait la seule raison a la présence de celui-ci au sein du conseil et que la seule raison pour que Blaireau soit le gendre du grand chef fut que sa fille était si laide que la tribu voisine avais pris comme une offense lorsque le grand chef comptait leur offrir comme signe de bienveillance. Du coup, c'était tout bonnar pour Blaireau, il grimpait dans l'échelle social sans se fouler. 
Une fois tout ce petit monde en place, Original boursouflé pris la parole :
"Non sans faut et nonobstant une omission de ma part, je suis toujours allé droit au but avec vous. Il n'est pas dans ma nature de tergiverser, c'est pourquoi je ne passerais pas par quatre chemins, ne couperais pas la poire en deux et serais franc et direct, comme j'ai toujours eu à cœur de le faire. Rien ne vous a préparé à ce que vous allez entendre. Si l'un de vous veut s'en aller qu'il le fasse maintenant. 
- Blaireau, reste assis. Ordonna le Grand Chef.